Yann Couvreur

Gourmandises

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On le connaissait au Trianon Palace à Versailles, on l’adulait au manettes du Park Hyatt Paris Vendôme, on le sacrait prince du sucré au Baudelaire du Burgundy, avant de le retrouver en successful-duo avec Stéphanie Le Quellec au Prince de Galles. Yann Couvreur, 33 ans, une gueule d’ange et un CV long comme la piste cyclable sur les quais de Seine, détonne une nouvelle fois dans le sacro-saint milieu des pâtissiers médiatisés et ouvre sa propre pâtisserie en plein territoire bobo, comprenez l’angle du Faubourg du Temple et de l’avenue Parmentier. Ambiance faussement scandinave et résolument quali, créations au sommet de l’art culinaire, équipe de choc et concept qui en jette, zoom sur le nouveau repaires des esthètes aussi bons vivants qu’adeptes du quatre-heures couture.

Le 10e arrondissement de Paris, ici à la limite du 11e, se fait décidément une place de choix dans les meilleurs guides parisophiles, du Pudlo au Michelin en passant par l’incontournable Louis Vuitton City Guide ou, pour les plus roots, le Routard. En face de la façade Mondrian du Floréal, institution bobo locale par excellence, c’est dans un cube tout de bois vêtu que s’est installé Yann Couvreur et son génie gustatif. Sévissant depuis 5 ans dans la capitale, le chef s’est fait un nom parmi les plus grands, notamment aux cotés de Pierre Hermé (sacré récemment meilleur pâtissier du monde), Christophe Michalak et Philippe Conticini. L’ADN du lieu, pensé par le créateur et designer Philippe di Méo, rappelle subtilement l’appartenance du pâtissier au milieu du sucré : teintes douces, ambiance ouatée, bords cuivrés, matières à la limite de la chambre d’enfant, le tout twisté d’un accord boisé chaleureux et graphique. Di Méo, auteur du label de parfums Liquides Imaginaires, a su insuffler à l’adresse une image reconnaissable sans pour autant faire criard, et inaugure avec brio l’arrivée du magnat des palace dans le quartier. Au-delà de l’identité visuelle à couper le souffle, le fonctionnement de la pâtisserie laisse béat d’admiration.

parisianisme magazine yann couvreur 75010 millefeuilleOuvert de 8h à 20h, c’est une horde de commis et virtuoses du feuilleté qui travaillent avec acharnement pour créer in situ, devant les yeux des futurs consommateurs, les pièces signature mythiques du jeune chef. Ainsi, les desserts réalisés minute, à consommer sur le comptoir aménagé pour l’occasion, se font apprécier lors d’une pause goûter bien méritée. Le fameux Millefeuille à la vanille Madagascar, la Pavlova, l’Ecrin glacé couvert de meringue, le cake chocolat-rhum ou l’éclair café-anis côtoient les gâteaux pour plus de 6 personnes, conçus avec une précision chirurgicale digne des plus grands palaces parisiens. Rien n’est laissé au hasard, puisque la boutique se veut aussi épicerie, regorgeant de produits premium et gourmets à emporter : chocolats, thés, cakes hyper moelleux sans être spongieux, roses des sables, pâte à tartiner faite à partir de chocolat Valhrona et confiture de lait sont à la carte. Enfin, il est possible de prendre son petit-déjeuner dans la pâtisserie, puisque Yann Couvreur propose une sélection de formules qui transformeront vos matins gris-bleus en moments de grâce. De la simple expresso-cookie pour les plus pressés, au french-breakfast incluant viennoiserie, jus de fruit et boisson chaude, il est conseillé d’investir les lieux au plus tôt histoire d’espérer trouver de la place. Parce que oui, victime de son succès, le jeune chef pâtissier ne chôme pas et fait un carton plein depuis son arrivée Rive Droite. Un nouveau lieu qu’on s’empressera de tester pour faire face à la météo capricieuse qui s’annonce durable.

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YANN COUVREUR, LA PÂTISSERIE
137 avenue Parmentier, 75010 Paris
yanncouvreur.com

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