Les tendances parisiennes

Paris FW printemps été 2016

Les tendances parisiennes | Paris FW printemps été 2016 parisianisme magazine men fashion week paris printemps été 2017

parisianisme magazine men fashion week paris printemps été 2016

La Fashion week masculine s’est achevée ce dimanche 28 juin avec Saint Laurent, qui a livré une collection rock dont les looks rappelaient clairement le style de Kurt Cobain. Plusieurs tendances se sont dessinées à travers ces défilés parisiens, qui ont largement fait la part belle aux imprimés et aux couleurs exotiques -avec un thème du voyage très présent- mais également aux coupes sportswear.

L’homme partira à l’aventure pour le printemps-été 2016, avec sa combinaison, ses pantalons amples et son sac à dos. Thème très présent durant ces défilés, le voyage redessine la silhouette masculine. Louis Vuitton fait voyager l’homme à travers le monde, et notamment en Asie, avec des imprimés végétaux ou animaliers, des motifs japonisants, mais aussi des vestes camouflage portées avec des lunettes de soleil et des sacs à dos imposants.

De son côté, Issey Miyake s’est inspiré de Tokyo et de Mexico, avec un retour à la nature marquée par une forte présence d’imprimés animaliers, et en particulier des oiseaux, généralement jaunes sur fond bleu, mais aussi verts sur fond blanc, rappelant presque des feuilles. Une tendance accentuée par des combi-shorts ou combinaisons-pantalons, toujours avec des coupes amples, et une palette vive allant du jaune vif au turquoise, en passant par du rose, du vert, du rouge et du violet.

Chez Balmain, le voyage est tout aussi spectaculaire. Mélanges de cultures, multi-ethnicité qui passe par l’Asie, l’Afrique et l’Europe. Tous munis de casques de soldats, en bons aventuriers, les mannequins ont une allure brave et virile. Quant aux tenues, elles sont chaleureuses et rebelles. Pour son tout premier défilé masculin, Balmain se distingue réellement… Olivier Rousteing a réussi son coup, et avec brio.

Le défilé printemps été 2016 de Balmain. 

Le thème du voyage aidant, les défilés parisiens ont fait la part belle à l’exotisme, notamment en termes d’imprimés et de couleurs; Louis Vuitton en tête avec des motifs tropicaux à foison, dans des teintes de rose, de bleu ou de gris. Une tendance également aperçue chez Issey Miyake avec ses perroquets jaunes ou verts, ainsi que chez Dries Van Noten qui décline les motifs exotiques mais en touches seulement.

Autre tendance sur le devant de la scène à Paris : le sportswear, qui se traduit par des pièces amples, fluides, et des pièces exclusivement dédiées à ce style, comme le bomber, vu et revu sur les catwalks de la capitale. Mais pour le printemps-été 2016, le sportswear se combine à un vestiaire chic, parfois bourgeois, pas en total look. 3.1 Phillip Lim a ouvert la voie, en proposant un vestiaire fluide, léger et raffiné avec quelques touches empruntées à l’esprit sportswear, comme le blouson matelassé, la parka et le bombers. Givenchy a également donné à sa collection masculine un esprit sportswear, tant en termes de matières que de coupes.

En touches, le sportswear était également présent chez Dries Van Noten, qui s’est pourtant largement inspiré de Marilyn Monroe, mais les motifs étaient déclinés sur des pièces tout droit sorties de l’univers du sport, avec notamment des blousons type teddy. Dior a également fait des variations sur ce thème, mixé à des pièces raffinées beaucoup plus classiques. Cela s’est traduit par la présence du bomber, brodé pour l’occasion de roses blanches, mais également de l’imprimé camouflage et de zips. Enfin, chez Etudes Studio, dont le défilé a slalomé entre les colonnes de Buren, dans la cour du Palais-Royal, le ton et l’intention étaient aussi résolument urbains. Ça n’a pas empêché une forme de douceur, voire de poésie. Incarnée par des hommes en capeline, par exemple. Qui leur allait très bien, apportant aux silhouettes une charmante rondeur. Du coup, tout un jeu de lignes s’esquissait, entre l’œuvre de Buren et le travail du collectif créé par les Français Jérémie Egry et Aurélien Arbet, venus des Beaux-Arts et du graphisme, et à la fois actif dans la mode, l’édition et la direction artistique. Sur fond d’electronica jouée live par le musicien anglais Kindness et d’un poème slamé par l’artiste et skateboarder Mark Gonzales, c’est une élégance doucement originale. Le look proposé est arty, avec en guise d’accessoires des cartons à dessin plutôt que des sacs, les chemises se superposent, manches longues sous manches courtes, peuvent passer de l’XXL au plus près du corps.

L’homme se féminise pour le printemps-été 2016. Une tendance déjà aperçue à Londres et à Milan, qui se confirme à Paris avec des jupes, des foulards, ou des imprimés ordinairement réservés aux femmes. Nombreux étaient donc les codes vestimentaires féminins à arpenter les catwalks parisiens, à commencer par Rynshu, pour qui la silhouette androgyne est une signature, mais également chez Hermès avec des imprimés fleuris et des carrés noués autour du cou. La tendance était plus légèrement marquée, mais présente, chez Rick Owens, où les mannequins ont défilé le visage masqué par une masse de cheveux plus que volumineuse.

Les commentaires sont fermés.